Ceux qui insultent les martyrs, Mgr Sfeir et Mgr Audi, n’ont pas leur place à Achrafieh
17 Avril 2009
« Celui qui souhaite user d’un langage condescendant n’a pas sa place à Achrafieh. Celui qui dédaigne les autorités religieuses comme le patriarche Sfeir et Mgr Audi n’a pas sa place à Achrafieh. Celui qui ne respecte pas les martyrs et les symboles n’a pas sa place à Achrafieh. » Voilà ce qu’a martelé hier le député de Beyrouth et candidat au siège grec-catholique de la première circonscription de la capitale, Michel Pharaon, dans le cadre d’un meeting électoral avec ses colistiers Nayla Tuéni et Nadim Gemayel devant la maison de la famille Hage-Mrad à Achrafieh.
« Ces élections sont importantes pour nous tous. Nous avons foi dans le dialogue et la coordination avec les habitants d’Achrafieh. Nous rejetons la pression, le suivisme, d’autant que ces élections constituent une étape charnière pour le renouvellement de la confiance. Nous avons pleine confiance en nos proches d’Achrafieh, Rmeil et Saïfi. Avec la mise en place de la nouvelle circonscription dans cette région, un candidat a désormais besoin d’obtenir au moins 12 000 voix pour devenir député. Cela veut dire que la décision est entre vos mains et qu’elle doit le rester. Vous devez élire celui qui vous satisfait », a indiqué Michel Pharaon.
Il a ensuite fustigé ceux « qui ne respectent pas les familles et qui veulent annihiler le passé ». « Que celui qui considère qu’Achrafieh constitue un lot de consolation aille à la recherche d’une autre circonscription… Celui qui cherche à torpiller le Tribunal spécial pour le Liban n’a pas sa place au niveau de la représentation d’Achrafieh. Celui qui ne croit pas dans la nécessité de mettre fin à l’usage des armes en dehors des camps œuvre à l’encontre des orientations d’Achrafieh. Celui qui n’œuvre pas exclusivement pour l’édification d’un État et d’une armée va dans le sens opposé aux aspirations des habitants d’Achrafieh, de Rmeïl et de Saïfi. Il y est même étranger », a-t-il souligné.
« Nous entendons de temps en temps des mensonges relatifs à ceux qui auraient “libéré” Achrafieh », a-t-il dit au sujet de la rhétorique aouniste concernant la loi électorale et la création d’une circonscription propre à Achrafieh. « Pour l’histoire, je souhaite dire que la première action entreprise par la majorité au sein du gouvernement de 2005 était de nommer une commission ministérielle présidée par le ministre Fouad Boutros pour mettre au point une loi électorale moderne destinée à l’ensemble du pays. Le ministre Boutros représente une garantie pour la nation et pour Achrafieh aussi », a ajouté Michel Pharaon, mettant en exergue son engagement et celui de ses colistiers Nadim Gemayel et Nayla Tuéni à « défendre les valeurs de la révolution du Cèdre, et tout particulièrement l’édification de l’État moderne ».
Il a par ailleurs appelé les électeurs arméniens à se rendre compte où se trouvent les symboles dans la bataille d’Achrafieh et à ne pas œuvrer contre la détermination de ses habitants.
Évoquant enfin les attentats qui ont frappé Achrafieh et Jeïtawi notamment, ainsi que les assassinats de Gebran Tuéni et Samir Kassir, M. Pharaon s’est demandé « où se trouvaient les candidats de la liste adverse lorsque ces agressions ont eu lieu », déplorant le fait « qu’ils n’aient pas été là pour accompagner les habitants de la région dans leurs souffrances ».
De son côté, la candidate Nayla Tuéni a évoqué la mémoire de Gebran Tuéni, tandis que le candidat Nadim Gemayel a mis l’accent sur la recherche de l’unité du Liban, avant de se positionner dans la lignée des orientations du président martyr Bachir Gemayel.
Signalons que M. Pharaon a reçu le ministre Jean Oghassabian et le député Serge TerSarkissian avec qui il a évoqué les prochaines législatives et la problématique de l’électorat arménien.











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